Méditation / L’Eglise… Service de restauration rapide ?

«Il y a un temps pour tout. (…) Un temps pour pleurer et un temps pour rire. Un temps pour se lamenter, et un temps pour danser» (L’Ecclésiaste 3 v 1-4).

Dans la Bible, le seigneur a libéré le peuple hébreu au bout de 400 ans d’esclavage en Egypte. Après quoi, ce peuple devra encore errer 40 ans dans le désert afin que leur confiance en l’Eternel soit pleinement restaurée. Le Seigneur aurait pu délivrer et restaurer son peuple beaucoup plus rapidement, mais ses plans sont bien supérieurs aux nôtres. Bien que nous en soyons conscients intellectuellement, en ce 21eme siècle, marqué par la recherche du «tout, tout de suite», nous aimerions que Dieu intervienne en notre faveur dans les 4 minutes…

Certes, Jésus, lors de sa venue sur terre a guéri et délivré instantanément des malades ou des personnes possédées. Mais si le miracle a été instantané, la Bible nous rapporte que ceux qui en ont bénéficié l’ont attendu parfois pendant 38 ans, comme cet homme malade au bord de la piscine de Bethesda (Jean 5 v 5). Et comme pour conforter l’idée que le temps du Seigneur n’est pas le nôtre, l’Evangile de Jean précise que Jésus savait «qu’il était malade depuis longtemps» (Jean 5 v 6).  L’attente fut longue également pour la femme à la perte de sang (Matthieu 9 v 20) ou l’aveugle de naissance (Jean 9 v 1). Bien souvent, un certain laps de temps s’écoule entre les larmes quotidiennes du Psaume 42 et l’expression de notre louange pour l’exaucement des prières du Psaume 138. Avec Dieu, il n’est pas rare que la restauration nécessite du temps.

Récemment, j’ai rencontré Guy Maréchal, un homme étonnant qui vient de publier son témoignage aux Editions de la source : «51 jours de coma et après ?». Dans son livre, il raconte le miracle extraordinaire que Dieu a accompli. A en croire la préface du professeur Robert Dion, une référence mondiale depuis sa transplantation du «novacorps» sur un patient greffé du cœur en 1994 : «Personne n’a jamais survécu à une hémorragie méningée massive du tronc cérébral», et à se réveiller de 51 jours de coma, malgré deux pneumonies contractées et une perte de poids de 51kg… (Il est passé de 99 à 48kg).

Plus exceptionnel encore, les 40 cavernômes cérébaux, qui lui promettaient une mort à la fois certaine et prochaine, ont mystérieusement disparu en 4 jours…  Un vrai miracle quant on sait qu’un cavernôme ne disparait jamais, que ce soit en 4 jours ou en 40 ans ! Pour autant, malgré cette intervention divine qui laisse sans voix, il faudra 4 ans à Guy Maréchal pour vivre une pleine restauration sur les plans physique et professionnel, et pour retrouver presque intégralement l’ensemble de ses facultés. Avec Dieu, tout n’est pas instantané !

Dans la Bible, la restauration de Nébucadnetsar a pris du temps. Sept années se sont écoulées entre sa déchéance et son rétablissement dans son Royaume (Daniel 4 v 33-37). Oui, Dieu peut agir en cet instant, à l’heure même où vous me lisez, mais n’oublions jamais qu’il y a un temps pour tout et que les pensées de notre Dieu ne sont pas les nôtres (Job 11 v 7). Qu’est-ce que l’homme… pour contester son Créateur oui lui imposer son désir ? Et si nous faisions nôtre cette prière de Jésus : «Toutefois Père, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux» (Matthieu 26 v 39).

Paul OHLOTT

Publicités

4 commentaires

  1. Nous voulons recevoir dans l’instant ce que nous demandons à Dieu, comme nous nous attendons à voir arriver le café lorsque nous avons inséré une pièce dans le distributeur. Mais heureusement pour nous le Seigneur a son temps pour chaque réponse, car nous ne serions en définitive que des enfants gâtés. Et notre relation avec notre Père ne se limiterait qu’à des demandes intempestives, sans connaître la joie de nous approcher de plus en plus de lui.

  2. Vite! Vite! En fait, pourquoi cette impatience?
    il y aurait une interrogation intéressante à développer à ce sujet, non?
    Votre article donne des exemples de guérisons très intéressantes des « miracles » qui sont directement lié à l’action souveraine de Dieu. Dieu étant Dieu.
    Ce qui ressort des textes bibliques, c’est ce magnifique souffle de vie que Dieu nous propose tout au long des écritures, mis en reliefs par les vicissitudes de la vie et tout ce qui fait la nature humaine, avec en plus, les interférences manifestes et récurrentes des puissances occultes.
    Que Dieu guérisse vite, qu’Il réponde tout de suite, qu’Il soit en quelque sorte le distributeur de miracle, c’est mal connaître sa nature et, je pense, ses objectifs quant à la relation qu’il souhaite construire avec les humains. Vous l’avez écrit, après 400 ans, avec un statut d’esclaves en Égypte, les hébreux ont mis 40 ans pour se débarrasser de l’influence de l’Egypte, de ses us et coutumes. Nous les voyons, dès qu’un problème arrive, se révolter contre Dieu, comme par exemple; se façonner une idole, un dieu visible à adorer. Leurs attitudes, leur difficulté à faire confiance à Dieu leur a valu bien des tribulations et à pris du temps.
    Je crois profondément que Dieu cherche constamment et depuis le jardin d’Éden à construire une relation de confiance avec nous. La guérison instantanée, le miracle, fait partie des cadeaux que Dieu peut et veut faire… simplement qu’Il le fait en relation avec notre chemin de croissance, dans la relation qu’Il construit avec nous. Il a aussi en vue de nous instruire de qui Il est, de nous apprendre qui nous sommes et qui est celui qui en veut à notre épanouissement, à nos biens, à notre vie même, de celui que la Bible nomme:Satan.
    C’est en forgeant que l’on devient forgeron. C’est en nous trouvant confronté aux difficultés de la vie que notre personnalité se développe. Si l’on se trouve confronté à une maladie, à des difficultés récurrentes, il vaut la peine de questionner Dieu. Lui sait pourquoi, il sait ce quÎl veut nous transmettre: » Invoque-moi, et je te répondrai ; Je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées, Que tu ne connais pas » est-il écrit dans le livre de Jérémie 33:3. Dieu est un Dieu qui parle, la parole est propre à la relation et non seulement qui parle, mais qui répond!
    pas toujours tout de suite… c’est vrai. Jakob a pleure son fils Joseph plus de 20 nas… et Dieu ne lui a rien dit à ce sujet… Ce n’est que lorsque Jakob s’est mis en route, pour l’Egypte, la même nuit, que Dieu lui a révélé que son fils Joseph était vivant! Pourquoi avoir attendu tant d’années? Que se serait-il passé si Dieu lui avait révélé que son fils chéri n’avait pas été tué, mais simplement vendu comme esclave, pour les Egyptions? Il serait allé le chercher! Évidemment! Dieu avait d’autres plans, plus grands. Il voulait sauver son peuple de la famine… si Jakob avait eu une totale confiance en Dieu, il se serait épargné beaucoup de chagrin… !
    C’est dans la confiance qu’est notre force. Dans la confiance en celui qui nous conduit, nous parle, en celui qui fait concourir toutes choses à notre bien. Formidable, non?
    Alors, allez plus vite? Pourquoi faire, si Dieu est au contrôle?
    Bien cordialement, Béatrice Beauverd

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s