30 MAI – 30 JUIN / Un mois spécial « Jubilé » au Centre Chrétien Carmel de Toulouse

Révélé prophétiquement le dimanche 28 mai lors du culte, le Centre Chrétien Carmel de Toulouse va consacrer le mois de juin, « mois du jubilé » ! Que l’Eglise soit inspirée par « l’esprit du Jubilé » !


Qu’est-ce que le jubilé ?

Alors que la ville de Jérusalem, vient de vivre son premier Jubilé (7×7 ans) depuis la recréation de l’Etat d’Israël, nous ressentons prophétiquement la nécessité de nous identifier à cette fête de l’Eternel, qui est un « temps à part », un « rendez-vous divin » pour nous amener plus loin dans notre vie chrétienne, dans notre consécration et dans notre service pour Dieu.

Le jubilé est la fête de la restauration par excellence, c’est l’annulation de la brisure du monde, conséquence du péché originel. Le jubilé, que l’on peut également surnommé le « Shabbat des shabbat » est la préfiguration du Royaume messianique, qui sera fête, joie, restauration et liberté. C’est l’image terrestre de la délivrance finale qui a été décrétée dans le ciel.

Dans sa dimension spirituelle, le jubilé annonce le retour du Vrai Propriétaire : « A l’Eternel la terre et ce qu’elle renferme ! » (Psaume 24 v 1)

Le jubilé, c’est la joie donnée comme un commandement par la Torah. Le mot « jubilatoire » est d’ailleurs entré dans le vocabulaire commun pour exprimé un sentiment plus intense encore que la joie même, une émotion de l’âme transcendée qui nous irradie jusqu’à l’extérieur de l’être.

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Fondement biblique du Jubilé

L’ordonnance de l’Eternel concernant le jubilé se trouve dans le passage de Lévitique 25 v 8-19 :

« Tu compteras sept sabbats d’années, sept fois sept années, et les jours de ces sept sabbats d’années feront quarante-neuf ans. Le dixième jour du septième mois, tu feras retentir les sons éclatants de la trompette; le jour des expiations, vous sonnerez de la trompette dans tout votre pays. Et vous sanctifierez la cinquantième année, vous publierez la liberté dans le pays pour tous ses habitants: ce sera pour vous le jubilé; chacun de vous retournera dans sa propriété, et chacun de vous retournera dans sa famille. La cinquantième année sera pour vous le jubilé: vous ne sèmerez point, vous ne moissonnerez point ce que les champs produiront d’eux-mêmes, et vous ne vendangerez point la vigne non taillée. Car c’est le jubilé: vous le regarderez comme une chose sainte. Vous mangerez le produit de vos champs. Dans cette année de jubilé, chacun de vous retournera dans sa propriété. Si vous vendez à votre prochain, ou si vous achetez de votre prochain, qu’aucun de vous ne trompe son frère. Tu achèteras de ton prochain, en comptant les années depuis le jubilé; et il te vendra, en comptant les années de rapport. Plus il y aura d’années, plus tu élèveras le prix; et moins il y aura d’années, plus tu le réduiras; car c’est le nombre des récoltes qu’il te vend. Aucun de vous ne trompera son prochain, et tu craindras ton Dieu; car je suis l’Eternel, votre Dieu. Mettez mes lois en pratique, observez mes ordonnances et mettez-les en pratique; et vous habiterez en sécurité dans le pays. Le pays donnera ses fruits, vous mangerez à satiété, et vous y habiterez en sécurité« .

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Quatre principes fondamentaux qui fondent le jubilé

. La foi et la confiance en Dieu : Le Jubilé, c’est bénéficier de la sollicitude permanente de Dieu, comme au désert, et non entasser des profits en oubliant la charité.

. La délivrance : Le Jubilé, c’est la sortie de l’esclavage du péché et de l’esclavage de l’Egypte. Chacun doit sortir de sa prison personnelle : les prisonniers doivent être libérés, les pauvres délivrés de leur problème d’argent et les riches de leur cupidité/avidité. Le Jubilé, c’est la délivrance de nos mauvais penchants, de notre vaine manière de vivre, de nos jougs et de nos malédictions.

. La justice sociale : Le Jubilé est le rappel de Dieu pour une société juste. L’entraide exigée entre les hommes reflète le caractère et la nature de Dieu. Par cette entraide, Dieu désire que chacun puisse vivre un nouveau départ.

. La générosité : Au niveau personnel, le Jubilé ne demande plus de faire l’aumône, mais que le partage devienne une règle de vie entre les hommes. Pendant le Grand Jubilé que nous attendons tous, la générosité deviendra une grâce restauratrice, après que le monde ait traversé une longue période où l’amour du plus grand nombre se sera refroidi et où les gens étaient devenu « amis de l’argent ». Cette intensification du « partage » nous ramène dans la pensée de l’Eglise primitive selon Actes 2 v 42-46.

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Jésus a orienté tout son ministère sur le « Jubilé à venir »…

La situation économique à l’époque de Jésus est bien différente de celle qui prévaut dans le contexte de Lévitique 25. Sous domination romaine, la plupart des gens ne possédaient pas de propriété foncière, les empereurs recouvraient de lourds impôts et personne n’avait l’autorisation officielle de proclamer un jubilé. Cependant, les théologiens sont de plus en plus nombreux à penser que Jésus a orienté sa prédication inaugurale et tout son ministère sur le « Jubilé à venir ». Jésus ne semblait pas vivre une application « au pied de la lettre » des instructions du Lévitique, mais ces instructions représentaient pour lui des « images de la promesse » sur lesquelles il a fondé sa prédication en prêchant ouvertement sur la manifestation imminente du Royaume de Dieu.

Rien de nouveau sous le soleil ! Lorsque les disciples se sont inquiétés de savoir ce qu’ils allaient manger ou boire s’ils s’engageaient pour le Royaume de Dieu en suivant le Christ (Luc 12 v 29-31), cela rejoint l’inquiétude de ceux qui se demandaient, au vue de la prescription jubilaire sur la jachère, ce qu’ils mangeront s’il est interdit de semer (Lévitique 25 v 20). L’esprit du jubilé nous amène dans une dimension de foi et de confiance qui dépasse notre logique humaine.

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Le jubilé dans l’histoire de l’Eglise

La communauté des biens, telle qu’elle a été vécue par les premiers disciples selon Actes 2 v 42-46 a été décrite comme une sorte de « communisme de l’amour ». En réalité, il n’en n’était rien… L’Eglise primitive ne véhiculait aucunement un idéal communiste, car la propriété privée, conformément aux convictions du Jubilé, n’était pas supprimée. Cette communauté reposait avant tout sur la volonté radicale de partager.

Lorsque Luc rapporte que personne parmi eux n’était dans le dénuement (Actes 4 v 34), il faut le comprendre comme une application de la loi deutéronomique selon laquelle il ne devait y avoir aucun pauvre en Israël. Cette aspiration du Seigneur a été mise en pratique par l’Eglise primitive, sous l’inspiration de l’Esprit de Dieu. L’Eglise primitive n’appliquait pas la loi du Jubilé à la lettre, mais elle a été clairement saisie par l’esprit du Jubilé. Elle a développé la pensée du Royaume de Dieu, en manifestant une véritable différence dans sa soif de justice et de solidarité.

Il ne s’agissait pas d’un phénomène éphémère. Cet esprit du jubilé a perduré pendant un long moment, puisqu’au IIIème siècle, Irénée, un Père de l’Eglise enseignait ceci : « C’est pour cette raison que le Seigneur a proposé de répartir toute la richesse parmi les pauvres et non uniquement un dixième, et qu’il a demandé d’aimer non seulement notre prochain mais aussi nos ennemis, d’être non seulement de bons donateurs et répartiteurs, mais aussi des donateurs volontaires par rapport à ceux qui nous prennent ce qui nous appartient »

Dans la même pensée, Clément d’Alexandrie a écrit : « Tous les objets sont donc des biens communs et les riches ne doivent pas avoir plus de privilège que les autres. Il est toutefois insensé qu’une minorité vive dans l’excès et qu’une majorité vive dans la pauvreté. En effet, il est bien plus louable de faire du bien à de nombreuses personnes que de vivre dans le luxe ! Il est bien plus raisonnable de dépenser sa fortune pour des gens plutôt que pour des pierres précieuses ou de l’or« .

En vivant dans l’esprit du Jubilé, l’Eglise a désarçonné ses persécuteurs, tel l’empreur Julien, qui a déclaré, consterné… : « Ces misérables Galiléens nourissent non seulement leurs pauvres, mais aussi les nôtres ! »

L’esprit du Jubilé s’est finalement effrité au IVème siècle, lorsque l’Eglise a voulu se rapprocher de l’Etat.

Le théologien John HOward Yoder estime qu’il est « quasiment impossible d’appliquer au pied de la lettre le Jubilé, mais il ne faut pas non plus lire la Bible manière trop naïve. Il me semble beaucoup plus raisonnable de comprendre le jubilé d’une manièe pragmatique. (…) La réflexion biblico-théologique sur le jubilé relève donc du défi, car elle ne réduit pas le fait d’être chrétien à une piété exercée uniquement en privé, mais remet en question notre façon de vivre et de penser au sein de la société de consommation occidentale. (…) Voilà comment les textes bibliques peuvent déployer une pertinence nouvelle dans notre société d’aujourd’hui. (…) Pour appliquer le jubilé, il faut avoir foi et confiance en la sollicitude de Dieu« .

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Un mois spécial d’offrandes dans l’esprit du jubilé !

Tout au long du mois de juin, le Centre Chrétien Carmel de Toulouse enseignera sur le thème du jubilé (les mardis et les dimanches). Et nous allons vivre tous ensemble un mois spécial d’offrandes dans « l’esprit du jubilé ». Nous n’allons pas semer nos offrandes pour supporter un quelconque projet ou pour financer des travaux, ou encore pour recevoir une « récompense » particulière… mais nous allons expérimenter une semence qui va nous amener à nous détacher de l’importance des biens matériels, à nous séparer de l’esprit du monde marqué par la consommation et le superflu… Nous allons déchirer nos vêtements pour semer dans le Royaume de Dieu et affirmer clairement notre positionnement en Christ. Nous allons expérimenter une nouvelle dimension de foi et de confiance dans la sollicitude permanente de Dieu.

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Un mois spécial, marqué par le son du Shofar

Le Shofar, traditionnellement une corne de bélier, est un outil sacerdotal. On trouve la première mention du Shofar dans les Ecritures, lorsque Dieu appelle Moïse à monter sur le Mont Sinaï (Exode 19).

Dans les temps bibliques, on utilisait le Shofar pour un certain nombre de raisons. La première et la plus importante était pour annoncer le commencement du Shabbat et des fêtes, séparant les temps séculiers, des fêtes de l’Eternel. Mais on sonnait également du Shofar pour le couronnement d’un roi ou le rassemblement pour la guerre. Il a également été utilisé par Gédéon (Juges 6 & 7) pour jeter les ennemis dans la confusion, alors que les Madianites étaient beaucoup plus nombreux que les 300 soldats de Gédéon. Enfin, selon les instructions divines, Josué s’en est aussi servi pour faire tomber les murailles de Jericho (Josué 6)

En Israël, le moment de l’année le plus important pour utiliser le Shofar, est le Nouvel An (Rosh Hashana). Ce jour-là, on sonne cent fois du Shofar.

Le Shofar est également mentionné à diverses reprises dans le Nouveau Testament : Matthieu 24 v 31 ; I Corinthiens 15 v 52 ; I Thessaloniciens 4 v 16…etc.

Il y a trois sons principaux dans l’utilisation du Shofar :

. « Teqi ah » : un son long et prolongé
. « Shevarim » : Une série de 3 sons brefs
. « Teruah » : une série de 9 sons comme des éclats aigus et saccadés

Tout au long de ce mois spécial, nous sonnerons à plusieurs reprises du Shofar, pour renforcer encore davantage notre entrée dans « l’esprit du jubilé » !

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