Paul OHLOTT / La foi biblique : un positionnement manichéen ?

Ce n’est pas un hasard si la Parole de Dieu nous est révélée sous la symbolique d’une épée à deux tranchants. Cette double lame, qui marque l’importance du chiffre « 2 », se retrouve dans toute la révélation biblique.

Il en est ainsi inexorablement : il y a deux arbres, deux vents, deux feux, deux sagesses, deux chemins et deux royaumes… Fatalement, même si cela insupporte les esprits libertaires de tout poil, tout se résume, in fine, à deux destinées possibles, selon le chemin que l’on accepte d’emprunter : le chemin large ou le chemin étroit.

Dans l’étude de la symbolique des chiffres, le chiffre 2 attire peu l’attention. Les chrétiens préfèrent s’attarder sur les chiffres 1, 3, 5, 6, 7 ou encore sur les nombres 10 et 12 qui évoquent l’autorité et le gouvernement de Dieu. Pourquoi si peu d’égard envers le chiffre 2 ? Sans doute en raison de la symbolique qu’il renferme. En effet, le « 2 » révèle la pensée de la dualité, qui nous contraint à devoir confronter la différence et à nous positionner. Le monde se démène comme diable pour tenter d’effacer toutes ces différences que l’on ne veut plus voir. Même dans l’Eglise, par lâcheté, on lui préfère le « 1 » de l’unité ou de l’unicité… à tel point que certains s’évertuent à unir tout et son contraire et se laissent bercer par l’illusion d’une parfaite harmonie, là où il ne peut y en avoir, fuyant ainsi le nécessaire positionnement qui nous permet de choisir entre deux états inconciliables : le froid et le bouillant. Indubitablement, il nous faut être bouillant pour aimer et s’attacher fermement à la vérité.

On veut effacer le « 2 » de nos vies ! De nos jours, notre esprit humain marqué par la philosophie libertaire et par le « religieusement correct », n’aime guère ces dualismes imposés par le Créateur, qui nous apparaissent comme autant de fatalités. Pourtant, en dépit des apparences – qui sont bien souvent trompeuses – le fatalisme n’est pas un virus à combattre. En Dieu, le fatalisme est même porteur d’une incroyable espérance pour notre vie, puisque le fatalisme (mot formé à partir du latin fatum) évoque tout bonnement notre destinée. Qu’y a-t-il de plus glorieux pour l’homme que de renoncer à sa vie qu’il pense à tord maîtriser, pour renaître à une nouvelle vie et pour vivre pleinement sa destinée en Christ ? Le fatalisme, lorsqu’il est le renoncement à une fausse liberté et l’assurance du meilleur sous la direction de l’Esprit Saint, ne peut être qu’une bonne nouvelle ! Cette destinée est un véritable repos pour nos âmes ballottées au gré des vents de ce monde, où la pseudo toute-puissance de l’humanisme ne cesse, jour après jour, de se discréditer un peu plus. Lorsque la folie de l’homme veut s’imposer en sagesse suprême, nous vivons inéluctablement sous le règne de l’insensé au lieu de vivre sous le Règne de Dieu.

Pour ceux qui ne veulent plus vivre selon la voie de l’insensé, il est impératif de comprendre ce que l’épée à double tranchants déclare solennellement avec l’autorité pleine et entière d’une Révélation qui nous est infiniment supérieure. Oui, je me répète : il y a deux arbres, deux vents, deux feux, deux sagesses, deux chemins et deux royaumes… que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !

L’homme sans Dieu, mais parfois avec beaucoup de religiosité, est un être insatiable, en raison de ce vide en son for intérieur. Un vide que le philosophe « Blaise Pascal » à découvert et a décrit en « forme de Dieu » après avoir rencontré le Christ et avoir délaissé la philosophie de ce monde en perdition. Depuis la chute de l’Eden, l’homme est continuellement tiraillé entre ces deux arbres… L’arbre de la vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Et l’homme possède toujours ce terrible penchant – fruit de ce fol espoir orgueilleux de se faire l’égal de Dieu -, pour se laisser séduire par la quête de la connaissance de ce monde. Une quête inspirée par notre esprit humain, qui nous fait sombrer dans les méandres de la frustration éternelle. En effet, la Parole de Dieu nous révèle que l’esprit humain ne peut sonder que la profondeur humaine. Et cette profondeur ne saura aucunement combler ce vide intérieur en forme de Dieu.

Nous pouvons nous prévaloir de toutes les sagesses de ce monde… aucune d’elles ne nous apportera la paix que nous recherchons tous désespérément. Les philosophes peuvent continuer de philosopher pendant des millénaires, il n’y aura jamais « rien de nouveau sous le soleil » et même s’ils vont jusqu’à pousser leur vice jusqu’aux tréfonds de leur quête vaniteuse, ils ne feront que poursuivre le vent de ce monde, perdant de vue, dans leur aveuglement spirituel, que ce sont seulement les feuilles mortes qui se laissent emporter par ce vent.

Mais il y a un autre chemin et un autre arbre. Et il y a un autre vent, celui de l’Esprit de vie, qui veut nous conduire dans une toute autre destinée que celle qui nous enlise dans la vanité terrestre.

C’est ce qu’à découvert Saul de Tarse sur le chemin de Damas, le transfigurant en « Apôtre Paul », et l’amenant à déclarer cette réflexion d’une profondeur incommensurable pour celui qui se donne la peine de la méditer :

« Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse [humaine], mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi soit fondée non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. C’est pourtant bien une sagesse que nous enseignons parmi les hommes mûrs, mais une sagesse qui n’est pas de ce temps ni des chefs de ce temps, qui sont voués à la destruction. Non, nous annonçons la sagesse de Dieu mystérieuse et cachée, celle que Dieu, avant tous les temps, avait préparée d’avance pour notre gloire. (…) Or, c’est à nous que Dieu l’a révélé, par son Esprit, car l’Esprit examine tout, même les profondeurs de Dieu. En effet, qui parmi les hommes connaît les pensées de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne peut connaître les pensées de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu »

Cet ancien religieux et érudit qui avait rempli sa vie de toutes sortes de connaissances et de sagesses, a découvert subitement l’existence de l’Arbre de vie en la personne du Christ qui s’est révélé à lui. Et en acceptant d’en manger le fruit, il a découvert la véritable vie, la véritable connaissance, celle qui outrepasse notre intelligence et qui la renouvelle complètement, celle qui nous invite à vivre une aventure de foi extraordinaire sous la direction de l’Esprit du Dieu vivant et avec l’assurance de vivre une destinée glorieuse.

Subitement, son esprit humain, qui était jusque-là voilée, s’est ouvert à la compréhension qu’il y avait deux sagesses… celle que l’on veut acquérir par nos propres moyens, par l’ébullition de notre esprit humain… et celle qui se reçoit d’en haut et qui se présente parfois comme une « sainte folie » pour l’entendement humain. Il y a une sagesse que l’on se fabrique avec toutes sortes de connaissances humaines… et il y a une sagesse que l’on peut demander au Père et qui marquera inévitablement notre différence dans ce monde, comme l’a expérimenté le Roi Salomon. En réalité, si Adam et Eve ne s’étaient pas laissés séduire par l’orgueil de la connaissance du bien et du mal en vue de devenir l’égal de Dieu… ils auraient été au bénéfice de la véritable connaissance qui aurait comblé parfaitement ce désir en eux. En effet, l’Arbre de vie ne nous connecte pas à une connaissance humaine et mortifère, mais elle nous ouvre la porte d’une communion extraordinaire et infinie avec l’Esprit qui sonde toutes choses, y compris les profondeurs de Dieu ! Qui ne voudrait pas d’une telle connexion avec le Créateur ? Cette communion avec le Saint-Esprit nous embrase tel un feu puissant que l’on ne peut contenir, le feu du Dieu d’Elie, le feu qui se positionne clairement face à cette dualité de la vie qui est nous est imposée depuis la création du monde. N’est-il pas temps de renoncer aux feux étrangers de ce monde qui nous consument par leurs séductions vaniteuses et de ranimer la flamme de vie, la flamme de l’Esprit du Dieu vivant ?

Oui, il y a deux arbres, deux vents, deux feux, deux sagesses et deux royaumes ! Une Réforme vient dans l’Eglise de Christ, et cette réforme passera inexorablement par un positionnement radical. La ligne est tracée entre l’eau froide et l’eau bouillante.

Choisis la Parole de feu qui te propulsera dans le Royaume de Dieu ! Rejette les eaux froides qui proviennent de l’esprit humain, afin de t’éviter la même destinée qui est vouée à l’Ennemi de nos âmes et à ceux qui le suivent. Malheur à l’homme qui se confie en l’homme, mais heureux l’homme qui se confie en l’Eternel !

Paul OHLOTT

Un commentaire

  1. Amen!!!
    Mon choix est fait !!
    L’ Esprit du Dieu vivant !!!!
    Merci pour ton enseignement Paul!
    C’EST clair, net et précis ! Benedictions
    Jocelyne

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