PAUL OHLOTT / L’authenticité & l’inspiration divine de la Bible, et les preuves internes de la divinité du Christ

« La foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10 v 17). En tant que chrétiens, le fondement de notre foi est la Parole de Christ. Ce qui nous amène à nous poser trois questions fondamentales : Quelles sont les preuves scientifiques de l’authenticité du texte biblique ? Quelles sont les preuves de son inspiration divine ? Et enfin… quelles sont les preuves bibliques de la divinité du Christ ? Réponse dans cet enseignement proposé par le pasteur Paul OHLOTT, en charge du Centre Chrétien Carmel de Toulouse.

I] La Bible, Parole de Dieu ?

En toute logique, commençons notre étude par la question de l’authenticité du texte biblique et de son inspiration divine, avant de nous questionner dans un second temps sur la divinité du Christ, puisque les preuves de la divinité du Christ se trouvent essentiellement… dans la Bible !

Cette question de l’inspiration de la Bible est fondamentale, parce que si ce livre n’est pas la Parole de Dieu, notre foi est vaine. De même, si Christ n’est pas le Fils de Dieu et qu’il n’est pas réellement ressuscité… notre foi est également vaine. En revanche, si la Bible est la Parole de Dieu et qu’elle est objectivement digne de foi, elle a pleinement autorité sur nos vies en matière de foi et de révélation ! Et si Christ est véritablement le Fils de Dieu, alors nous pouvons réellement expérimenter le Royaume de Dieu dès à présent !

Comment pouvons-nous savoir que la Bible est la Parole de Dieu ? Qu’est-ce qui différencie la Bible des autres livres religieux déjà écrits ? Prenons le temps d’examiner ces questions.

Afin de limiter la réflexion de ce vaste sujet d’étude, je ne citerais volontairement que « quelques preuves internes », qui révèlent incontestablement la main de Dieu sur cet ouvrage hors du commun, défrayant notamment toute rationalité par sa dimension éminemment prophétique. Mais avant cela, vous allez découvrir à quel point, de toute l’histoire humaine, la Bible est le Livre qui compte le plus de preuves de son authenticité…

A] Quelques preuves scientifiques de l’authenticité de la Bible

L’authenticité de la Bible est aujourd’hui un fait avéré basé sur des arguments scientifiques (en papyrologie et autres sciences des manuscrits) d’une incomparable solidité. Ancien professeur de lettres, Isabelle DUMEYNI trouve la foi alors qu’elle fait des recherches à la Sorbonne en vue « d’éditer » un manuscrit provenant des Grottes de Qumrân, un des fameux manuscrits de la Mer Morte (1). Frappée par les preuves historiques d’authenticité qui entourent les textes bibliques, elle parvient à la conclusion que ces derniers «ne peuvent être écrits par l’homme, mais qu’ils sont d’inspiration divine».

Au cours d’une interview, Isabelle Dumeyni nous explique son émerveillement face à l’accumulation de preuves scientifiques, concernant l’historicité et la véracité des textes bibliques:

« Je me suis rendue compte que les manuscrits de la Bible pulvérisaient tous les manuscrits que l’on peut connaître. Par exemple, concernant Jules César que tout le monde connaît et dont personne ne doute de l’historicité de la guerre des Gaules, de Vercingetorix ou des armées de César, nous avons retrouvé une vingtaine de manuscrits en étant généreux. Autre exemple, pour Tite-Live, qui était un historien latin extrêmement prolifique, nous avons une trentaine de manuscrits. Et ce sont déjà des nombres exceptionnels, car pour la plupart des autres personnages de l’Antiquité, nous n’en avons qu’un ou deux. Pour la Bible, nous en avons… 100.600 (Cent mille six cents) d’après le chiffre d’un grand papyrologue, à la fin des années 90. L’authenticité du texte biblique est donc attestée de manière surhumaine, pulvérisant tous les records humains. Et ce n’est pas tout, je précise aussi que nos manuscrits pour tous nos écrivains grecs et latins de l’Antiquité, dont personne ne doute, datent du 9ème, 10ème voire 12ème siècle après Jésus-Christ. Ce sont les « originaux » dont nous disposons à l’heure actuelle. Pour la Bible, avant la fabuleuse découverte des manuscrits de Qumrân, nous avions déjà des documents originaux qui remontent au 1er, 2ème, 3ème, 4ème et 5ème siècle. Autrement dit, une ancienneté déjà exceptionnelle, bien plus grande que pour tous les autres documents humains. Et depuis la découverte des manuscrits dans les grottes de Qumrân, nous avons retrouvé un rouleau du livre d’Esaïe, qui date du 2ème siècle avant Jésus-Christ, qui est intacte et quasi-intégral, et nous avons retrouvé beaucoup d’autres fragments de manuscrits qui datent de l’époque contemporaine du Christ ! (…) J’avais entendu dire, comme beaucoup, que les Evangiles dataient de la fin du 1ère siècle de notre ère, voire même du début du 2ème siècle. L’enjeu est important, parce que si ce sont des récits hagiographiques, des récits accumulés au cours des années et bien après les faits, ils sont forcément beaucoup moins dignes de foi. Mais la réalité est toute autre ! J’étais émerveillée quand j’ai découvert cela, parce qu’il y a eu une accumulation de preuves scientifiques en faveur de l’historicité et de la véracité des textes bibliques. Si l’on veut être honnête intellectuellement, il est absolument prouvé aujourd’hui, par plusieurs sciences différentes, que les Evangiles ont été écrits, au jour le jour, à la manière d’un reportage journalistique et non des dizaines d’années plus tard. Dans la 7ème grotte de Qumrân, on a trouvé divers fragments qui ont été datés entre 50 avant Jésus-Christ et 50 après Jésus-Christ, d’après une analyse de la texture du Papyrus. Les scientifiques étaient catégoriques sur la datation des fragments, mais on ne savait pas à quoi ils correspondaient. Et par la suite, grâce à un papyrologue espagnol, on découvre qu’il y a notamment un fragment de l’Evangile de Marc, l’un des quatre auteurs des Evangiles. Cette découverte exceptionnelle ne peut être remise en cause et démontre que les Evangiles n’ont pas été écrits des dizaines d’années plus tard ! (…) Par ailleurs, dans la Bible, nous parlons des Evangiles synoptiques (4), parce qu’ils racontent globalement les mêmes événements et les mêmes déclarations du Christ, avec des éclairages un peu différents, ce qui est une preuve d’authenticité supplémentaire, parce que lorsque plusieurs journalistes aujourd’hui rapportent une même actualité, si nous lisons plusieurs journaux sur le même événement, il y a forcément des différences qui sont notamment dû à la personnalité de l’auteur. Ces différences journalistiques ne sont pas des contradictions qui vont remettre en cause la réalité d’un fait ou d’un événement, mais au contraire, ils renforcent l’authenticité de ladite actualité« .

B] Quelques preuves internes de l’inspiration de la Bible

Considérons maintenant quelques preuves internes de l’inspiration de la Bible, sachant que la Bible elle-même revendique son inspiration divine, notamment par la bouche de l’Apôtre Paul, dans son Epître à Timothée : « Depuis ton enfance, tu connais les saintes Écritures qui peuvent te rendre sage en vue du salut par la foi en Jésus-Christ. Toute l’Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit formé et équipé pour toute œuvre bonne » (II Timothée 3 v 15-17)

La Bible est un livre véritablement singulier. En effet, c’est le seul ouvrage au monde qui est composé de 66 livres ayant été rédigés par 40 auteurs différents, ayant vécus sur trois continents distincts, sur une période extraordinairement longue de 1500 ans et dans deux langues différentes ! Ce qui est extraordinaire à découvrir, lorsque l’on prend le temps de l’étudier en profondeur, c’est que malgré un tel processus totalement inédit de rédaction, son message révélé forme un ensemble parfaitement coordonné, telle une symphonie céleste, d’une richesse infinie, perpétuellement d’actualité, d’une capacité troublante à nous dévoiler et à nous interpeller, et sans souffrir de la moindre contradiction. Violemment et constamment combattue par les innombrables ennemis de la foi et par les serviteurs de la puissance de l’Antichrist qui règnent dans ce monde… la Bible a toujours triomphé du mal ! C’est là l’une des nombreuses traces évidentes de la main divine sur la rédaction de cet ouvrage qui nous a été « donné » comme une véritable révélation du Créateur à sa création.

Par ailleurs, la Bible est un livre prophétique qui a fait ses preuves, défiant le seuil de l’impossibilité émanant des sciences de l’aléatoire, marquée essentiellement par la théorie des probabilités et l’étude des statistiques (2) ! A tel point qu’il nous faut raisonnablement et rationnellement reconnaître que le HasarD n’est autre que « le déguisement que prend Dieu pour voyager incognito », pour reprendre une célèbre formule du physicien théoricien de génie… Albert Einstein (3).

La Bible comporte 6408 versets prophétiques. Par « prophétique », on entend « l’annonce d’un événement futur ». Plusieurs de ces versets évoquent une prédiction du même événement. C’est la raison pour laquelle, selon les encyclopédies des prophéties bibliques, on parle non pas de 6408 prophéties, mais de 737 événements prédits dans la Bible, par plusieurs auteurs. Sur ces 737 évènements prédits, 593 se sont déjà réalisés. Les 144 prophéties non réalisées à ce jour, appartiennent à un futur proche, car elles concernent les temps de la fin marqués par le retour de Jésus-Christ.

Voilà un domaine surnaturel concret, qui peut passer au peigne fin de l’étude de la probabilité, et qui peut démontrer ainsi que ces prédictions ne sont en aucun cas être la marque du hasard… à moins bien sûr de considérer le hasard comme le déguisement de Dieu, à l’instar d’Albert Einstein ! Et ce n’est certainement pas un hasard non plus, que Dieu ait voulu se révéler sur une si longue période de temps (1500 ans), car le facteur temps est nécessaire pour vérifier la véracité des prophéties.

Jacques Beauverd, spécialiste des prophéties et de l’eschatologie biblique, déclare lors d’une interview : « Pour que 16 prophéties s’accomplissent, par le seul jeu du hasard, cela représente 1 chance sur 10 suivie de 45 zéros. Et n’importe quel mathématicien sérieux vous dira qu’1 chance sur 10, suivie de 40 zéros, c’est un fait qui ne se produira jamais ! C’est de l’ordre de l’impossible d’un point de vue rationnel et mathématique. Il y a infiniment plus de chance que vous gagniez au loto plutôt que de voir 16 prophéties s’accomplir par le simple jeu du hasard. Alors imaginez l’impossibilité de voir près de 600 prophéties s’accomplir… c’est prodigieux et vertigineux ! »

Aucun autre livre au monde ne peut présenter un tel bilan. Ce taux de vérité, ou degré de certitude, n’a nulle part son pareil. Aucun autre livre prétendument sacré d’aucune autre religion du monde, n’offre quelque chose de comparable à cet égard. Les prophètes de la Bible ont constamment prédit, avec une précision stupéfiante et des descriptions détaillées, des évènements de l’histoire de nombreux siècles avant qu’ils ne se produisent. C’est rationnellement, mathématiquement et statistiquement impossible !

Ces considérations n’appellent qu’une seule conclusion: les prophéties sont d’origine divine; elles ne peuvent en aucun cas avoir été le résultat de la réflexion humaine. Elles attestent l’omniscience de notre Dieu. Les calculs précédents nous conduisent tout droit à souscrire totalement à l’affirmation de Jésus dans la prière qu’il a adressée au Père: «Ta Parole est la vérité» (Jn17:17). La Bible n’est donc pas d’origine humaine, même si elle a été rédigée par la main des hommes.

Enfin, une troisième preuve interne de l’origine divine de la Bible, est sans conteste, son autorité et son pouvoir unique. Si cette preuve est plus subjective que les deux premières, elle n’en n’est pas moins un témoignage puissant de son origine divine. La Bible a une autorité unique, qui ne ressemble à celle d’aucun autre livre jamais écrit. Cette autorité et cette puissance se manifestent par les innombrables vies transformées par sa lecture et par les innombrables miracles qui en découlent. Aujourd’hui encore, n’importe qui peut expérimenter la vérité de la Parole de Dieu dans sa propre vie et s’ajouter à la nuée de témoins qui viennent attester de la véracité de la Bible. Ce recueil d’expériences, réalisé sur l’ensemble des continents, à travers tous les âges et par des individus très divers, fait incontestablement force de preuve. Toute théorie scientifique nécessite d’être validée et prouvée par son expérimentation. D’une certaine manière, la Parole de Dieu présente une « théorie de la Vérité », qui se laisse également prouver par son expérimentation, par le moyen de la foi. Le Dieu de la Bible se laisse « mettre à l’épreuve » par les hommes, comme on le voit notamment dans Malachie 3 v 10, dans un contexte bien particulier.

Découvrons désormais ce que révèle ce livre extraordinaire sur la personne de Christ.

II] La divinité de Jésus-Christ

A] Les versets explicites sur la divinité de Jésus-Christ dans l’Ancien Testament

Oui, il est question de Jésus-Christ dans l’Ancien Testament ! Il existe même plus de trois cents prophéties à son sujet, dans l’Ancien Testament. Des prophéties qui annonçaient sa venue avec des précisions exceptionnelles sur son lieu de naissance, la famille dont il serait issu, et qui évoquaient sa mission, sa mort et sa résurrection.

Ces prophéties de l’Ancien Testament révèlent sans l’ombre d’un doute que le Messie à venir est de nature divine. On le voit notamment dans ce passage d’Esaïe au chapitre 9 v 5 où le Messie reçoit des noms exclusivement réservés à Dieu : «Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule ; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix».

Le « Messie » est aussi déclaré expressément « Fils de Dieu » et « Dieu », dans Psaume 2v2-9 ; Psaume 45v6-7 ; Hébreux 1v8-9 ; Psaume 110v1…etc.

Le Messie est nommé «Emmanuel», qui signifie « Dieu avec nous », et sa naissance dans le sein d’une vierge était annoncée comme le moyen par lequel Dieu prendrait une forme humaine (mystère de l’incarnation) : Esaïe 7v13-14

Enfin, le Messie est préfiguré à diverses reprises par les théophanies (apparitions de Dieu sous une forme humaine), pour accomplir Son ministère parmi les hommes, tel qu’on le voit dans Genèse 16v7-14 ; Genèse 18v2-23 ; Genèse 32v28 ; Osée 12v3-5 ; Exode 3 v 2-14…etc.

B] Jésus lui-même revendique sa divinité

Jésus va se présenter sous l’appellation de « Je Suis », évoqué par le nom de Yahvé dans Exode 3v14.

Jean 8v23-24 : « Il leur dit : «Vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, Je Suis, vous mourrez dans vos péchés» »

Jean 8v56-58 : « Votre ancêtre Abraham a été rempli de joie à la pensée de voir mon jour ; il l’a vu et il s’est réjoui». Les Juifs lui dirent : «Tu n’as pas encore 50 ans et tu as vu Abraham !». Jésus leur dit : «En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham soit né, Je Suis» »

Jésus va se déclarer « L’Adonaï (le Seigneur) » de l’Ancien Testament dans Matthieu 22v42-45 (Cf Genèse 15v2)

Jésus va déclarer que le Père et lui ne font qu’un, affirmant ainsi sa nature divine, ce qui va pousser le peuple juif à vouloir le lapider, dans Jean 10v31-33.

Jésus accepte et approuve qu’on l’adore… alors que l’adoration est réservée exclusivement à Dieu.

Jean 14v33 : « Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus en disant : «Tu es vraiment le Fils de Dieu». »

Jean 28v9, après sa résurrection : « Et voici que Jésus vint à leur rencontre et dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, s’agrippèrent à ses pieds et se prosternèrent devant lui ».

Jean 20v28-29 : « Thomas lui répondit : «Mon Seigneur et mon Dieu !». Jésus lui dit : «Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru !» ».

C] Les versets explicites sur la divinité de Jésus dans le Nouveau Testament

« Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2v9)

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. (…) Et la Parole s’est faite homme, elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. Jean lui a rendu témoignage et s’est écrié : ‘C’est celui à propos duquel j’ai dit : ‘Celui qui vient après moi m’a précédé, car il était avant moi’ » (Jean 1 v 1/14-15)

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu » (Philippiens 2 v 5-6)

« Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu! Jésus lui dit: Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru! » (Jean 20 v 28-29)

« Nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire, sagesse qu’aucun des chefs de ce siècle n’a connue, car, s’ils l’eussent connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire » (I Corinthiens 2 v 7-8)

« Vous m’appelez Maître et Seigneur; et vous dites bien, car je le suis » (Jean 13 v 13)

« Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles » (I Jean 5 v 20-21) ;

D] Jésus a la même nature et les mêmes attributs que Dieu

La Bible dit très clairement que certains attributs ne sont possédés que par Dieu. En accordant ces caractéristiques à Jésus, elle montre que Jésus est divin. Jésus est égal au Père (de la même substance que ce dernier), qu’il est Dieu.

. Il est revêtu de l’omnipotence et de la domination sur toutes choses (Matthieu 28v18 ; Jean 5v19 ; Jean 10v18…)

. Il a le pouvoir de pardonner les péchés (Marc 2 v 1-12)

. Il a le pouvoir de créer (Colossiens 1 v 16)

. Il vient du Ciel et non de la terre (Jean 3 v 31)

. Il possède l’omniscience (Actes 1v24 ; Jean 1v48 ; Jean 13v11 ; Jean 16v30 ; Jean 21v17 ; Matthieu 22v18 ; Matthieu 12v25 ; Luc 6v8 ; Apocalypse 2v23…)

. Il possède l’existence éternelle (Jean 8v58 et Jean 17v5)

. Il est de la même substance que le Père (Hébreux 1v2)

E] DIEU ou FILS DE DIEU ?

La Bible dit que Jésus est «Fils de Dieu». Cette expression doit être bien comprise, et notamment dans la culture où vivait Jésus et où le Nouveau Testament a été rédigé. «Fils de…» signifie qu’il partage les qualités, les caractéristiques essentielles de son père. Lorsque Jésus appelle les fils de Zébédée : «fils du tonnerre » (Marc 3v16-17), il décrit leur tempérament. «Fils de Dieu» signifie donc que Jésus a les caractéristiques de Dieu… et donc qu’il est Dieu lui-même. En outre, il nous faut préciser que Jésus ne s’est pas présenté comme un simple « enfant » de Dieu ou « fils » de Dieu, mais comme « le fils unique de Dieu » (Jean 3 v 16). En cela, il se distingue clairement de nous, qui avons reçu désormais « le pouvoir de devenir enfant de Dieu », alors même que nous ne sommes pas de condition divine !

En considérant les événements de la passion, nous voyons le souverain sacrificateur poser la question à Jésus « es-tu le fils de Dieu ?  » (Mt 26,63; Mc 14,61; Lc 22,70). L’affirmative à cette question va alors provoquer un appel à la peine capitale, en disant en substance : « il blasphème, il doit mourir ! ». Si ces chefs religieux dénoncent un blasphème, c’est parce qu’ils comprennent dans l’expression « Fils de Dieu » une égalité avec Dieu, comme le confirme le narrateur de l’évangile dans Jean 5v18 : « Dès lors, les Juifs n’en cherchaient que davantage à le faire périr, car non seulement il violait le sabbat, mais encore il appelait Dieu son propre Père, se faisant ainsi l’égal de Dieu« .

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Notes

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(1) Datant du IIIe siècle avant Jésus-Christ au Ier siècle après Jésus-Christ, les manuscrits de la mer Morte sont un ensemble de près d’un millier de parchemins (peau d’animal) ou de papyrus (fibres végétales) principalement en hébreu, mais aussi en araméen (une langue sémitique originaire du centre de l’actuelle Syrie) et en grec parmi lesquels figurent de nombreux livres de l’Ancien Testament. Ils constituent les plus anciens manuscrits connus de la Bible hébraïque. Il s’agit de la plus fabuleuse découverte archéologique du 20ème siècle, réalisée par hasarD, par un berger bédouin en 1947. De nombreux experts estiment que les manuscrits de la mer Morte ont été rédigés par les Esséniens, une secte juive dissidente qui s’était retirée dans le désert. D’autres pensent qu’ils pourraient provenir de bibliothèques du Temple juif qui s’élevait à Jérusalem et de bibliothèques privées mises à l’abri dans des grottes à l’approche des Romains qui ont détruit le Temple en l’an 70.

(2) La théorie des probabilités est l’étude mathématique des phénomènes caractérisés par le hasard et l’incertitude ; la statistique est l’activité qui consiste à recueillir, traiter et interpréter un ensemble de données. Il existe des interconnexions entre ces deux domaines des sciences de l’aléatoire.

(3) Albert Einstein est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands scientifiques de l’histoire, et sa renommée dépasse largement le milieu scientifique. Il est la personnalité du xxe siècle selon l’hebdomadaire Time. Dans la culture populaire, son nom et sa personne sont directement liées aux notions d’intelligence et de savoir.

(4) Le Nouveau Testament comporte quatre évangiles qui sont, dans l’ordre où ils se présentent, l’évangile selon Matthieu, l’évangile selon Marc, l’évangile selon Luc et l’évangile selon Jean. Les trois premiers sont nommés «Évangiles synoptiques» depuis les travaux de Griesbach en 1776. En effet, ces évangiles montrent certaines similitudes dans leur manière de présenter l’histoire et l’enseignement de Jésus : plusieurs épisodes y sont relatés qui, pour les trois évangiles ou deux d’entre eux, emploient des mots et des phrases quasiment identiques. Leurs ressemblances sont importantes, alors que la structure de l’évangile selon Jean est différente. Leur ressemblance est telle qu’il est possible de les mettre en regard pour apprécier leurs points communs et leurs divergences. C’est cette possibilité d’une « vision en commun » que désigne le terme « synoptique ».

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